|
|
La sécurité routière est un enjeu de société sur lequel tous les pays sont amenés à réfléchir. Chacun en fonction de sa
propre sociologie, mais aussi en fonction d’une stratégie politique qui s’appuie sur des objectifs ici dictés par l’urgence, là simplement par l’opinion publique. Mais toujours en
agissant sur le comportement des usagers, sur les innovations technologiques concernant les véhicules, ou en travaillant sur les infrastructures et leur entretien. Si la conjugaison des trois
actions reste la voie royale de l’expérimentation des meilleures pratiques, nombreux sont les pays qui choisissent de consacrer l’essentiel de leur énergie sur un seul type d’action.
Nous pensons au SER que toutes les initiatives, qui optent pour un travail de fond n’ayant pas peur de remettre en cause des préceptes souvent élaborés à une époque où le trafic n’avait pas
grand-chose à voir avec celui que nous connaissons aujourd’hui, sont intéressantes, sinon à suivre du moins à observer.
C’est la raison pour laquelle nous vous proposons un numéro
spécial consacré en grande partie à une idée développée depuis quelques années en Suède : la « Vision Zéro ». Il était nécessaire d’avoir un certain recul sur ces résultats avant d’analyser
les actions nées d’un parti pris unique : que faire pour sauver toutes les vies que la route vole ? Et si cet objectif « zéro mort ou blessé grave » est éminemment ambitieux et louable
- mais peut-il vraiment y en avoir un autre -, le cahier des charges des actions est très largement ouvert.
Et l’on apprendra alors que rien de vraiment révolutionnaire n’a été réalisé
ni en Suède, ni même aux Pays-Bas, les deux exemples que nous avons choisit dans ce numéro… si ce n’est un portage politique éminemment fort d’une idée nouvelle : l’usager restera toujours le
« maillon faible » de l’insécurité routière et il est, sur le long terme, donc peu productif d’en faire le seul responsable. Une idée nouvelle qui affiche aujourd’hui des résultats plus que
probants.
Jean-Marc Dieulefet - Président du SER
|